Concernant Scarlet et l'éternité, j'ai bien apprécié le film sans pour autant avoir été transporté au même titre que Les Enfants Loups ou Le Garçon et la Bête qui avaient à mon sens ce petit truc en plus, ce supplément d'âme qui leur conférait une aura unique là où le dernier film de Mamoru Hosoda m'est apparu comme plus appuyé, plus démonstratif et moins subtil dans son discours.
Ceci étant dit, le film est intéressant visuellement, notamment par son recours à l'animation numérique qui donne aux mouvements des personnages un côté saccadé mais dont la bizarrerie qui en résulte est judicieusement exploitée à des moments-clés, ce qui fait que ce qui est d'abord perçu comme une gêne visuelle finit par être accepté sans problèmes (contrairement à cette horreur qu'est Berserk 2016 !).
Sinon, j'ai vu dernièrement :

Véritable curiosité, Planètes repose sur une proposition proche de celle de Flow : un film d'animation numérique muet centré sur des rescapés d'un monde qui s'effondre. En l'occurrence, il ne s'agit pas ici d'animaux mais d'akènes de pissenlit qui tirent de toutes leurs forces sur leur tige pour s'arracher avec leur graine et s'envoler pour fuir la Terre, bombardée de météorites. La graine flotte dans l'espace, seuls quatre akènes survivent et débarquent sur une nouvelle planète où nos quatre pousses vont devoir trouver un endroit pour pouvoir germer…
Développé en collaboration avec le CNRS, le film opte pour un parti pris entre réalisme scientifique et imaginaire débridé avec nos "protagonistes" anthropomorphisés par leurs gestuelle et leur langage entre hululement et chuintement. La nouvelle planète obéit à des règles biologiques familières mais légèrement subverties, à mi-chemin entre fiction et documentaire qui donne à l'ensemble un côté très psychédélique. Le principal défaut est peut-être le sentiment de longueur que peuvent avoir certains passages, en dépit des 75 petites minutes du film.
Et aujourd'hui, je reviens de la séance de L'Odyssée de Céleste.

Première réalisation de Kid Koala, figure de la musique électro, maître des platines (les fans du label Ninja Tune savent
Fille d'une astronaute disparue, Céleste grandit au côté de son meilleur ami, un gardien-robot. Devenue astronaute à son tour, celle-ci est appelée pour une mission dans l'espace qui doit durer six mois. De son côté, le robot va devoir apprendre à faire sa vie seul en attendant le retour de son amie…
Le résultat ? Probablement le meilleur film d'animation de cette année 2026 !
On est une nouvelle fois sur un film sans dialogues mais avec une modélisation en 3D lisse que vient compenser une animation saccadée rappelant la stop motion, le tout pour délivrer un récit empreint d'émotion et de délicatesse sur la création, l'importance des souvenirs et le passage à l'âge adulte.
Parce qu'il faut toujours se rappeler qu'au cinéma, les images ne sont jamais aussi fortes que lorsque qu'elles parlent d'elles-mêmes et à ce titre, le premier film de Kid Koala est une pure merveille. À découvrir d'urgence !